LE TEMPS S’EST BRISE
Premier contact, 2008
C’était en 2008. Quelques jours seulement après le décès du papa de ma compagne Véronique.
Ce soir-là, nous étions tous les deux dans le salon, simplement assis côte à côte sur le canapé, main dans la main, regardant la télévision. Un moment tranquille, sans attente particulière ni agitation.
Véronique avait décidé ce soir là de porter la montre de son papa. Une jolie montre en or. Une manière discrète, peut-être, de garder un lien et de prolonger sa présence. Elle portait cet objet comme on porte une mémoire. Un dernier fil d’or entre la vie et l’absence.
Puis soudainement, un événement inattendu s’est passé et la réalité a basculé.
Une pression violente s’est exercée sur mon poignet; j’ai cru que Véronique m’écrasait de sa main. En même temps, un bourdonnement intense a surgi dans mon oreille gauche. Pas un bruit normal. Plutôt une fréquence grave, vibrante, presque infrasonore, quelque chose de profond, totalement inhabituel et d’une puissance inouïe.
Instinctivement, j’ai tourné ma tête en sa direction et la tançai :
« Mais… que fais-tu ?! » m’exclamai-je d’un ton virulent.
J’étais au seuil de la douleur. Elle me regarda, interloquée et ne comprenant pas la raison de mon admonestation. Puis dans la seconde qui a suivi, nous entendîmes un claquement sec, comme un éclat de verre. La vitre de la montre du papa de Véronique venait d’exploser. Elle était en mille morceaux, comme soufflée de l’intérieur. J’ai dirigé mon regard vers mon poignet. La main de Véronique était toujours dans la mienne. Ce n’était pas elle qui avait exercé cette pression fulgurante sur mon poignet. Tout s’est passé en quatre ou cinq secondes, pas plus. Mais le temps semblait suspendu, déformé. L’espace même avait changé. Alors je l’ai regardée et j’ai dit :
« Je crois que nous avons un sérieux problème. »
Nous étions interloqués. Pas hystériques. Pas effrayés non plus. Plutôt figés dans un mélange d’incompréhension et de vertige. Nous en avons parlé. Nous ne savions pas quoi penser, seulement que quelque chose de profondément inhabituel venait d’arriver.
Il ne s’agissait pas d’un simple incident mécanique.
Il ne s’agissait pas de la main de Véronique qui avait exercé cette pression sur mon poignet.
Il ne s’agissait pas d’un bruit ordinaire dans mon oreille gauche; je n’avais jamais entendu pareil son. Ou plutôt vibration.
S’agissait-il d’un message? D’un contact, peut-être ?
Ce soir-là, quelque chose s’est déchiré dans le tissu de la réalité ordinaire.
Et en moi, une question s’est logée. Discrète, qui m’a suivi à bas bruit durant de longues années, mais tenace.
Et si la mort n’était pas une fin, mais une transition ?
Et si quelqu’un, quelque part, avait voulu se manifester ?
Je n’ai jamais oublié cette soirée.
Elle s’est inscrite en moi comme une cassure silencieuse, une trace invisible, une porte entrouverte qui n’allait se rouvrir que bien plus tard.
LE TEMPS DES SEMENCES
Une longue maturation 2008 – 2025
Après l’explosion de la montre, rien ne s’est passé. Pas de nouvelles manifestations. Pas de voix venues de l’au-delà. Pas de rêves prophétiques. Pas de super-pouvoirs qui m’auraient obligé à rejoindre une confrérie d’êtres augmentés et à porter une combinaison moulante ridicule. Seulement une question suspendue et nichée dans un coin reculé de mon cerveau, comme un minuscule grain de sable logé dans les engrenages de ma conscience.
Je suis retourné à ma vie. Je n’ai pas cherché. Pas encore. L’événement de 2008 est resté là, intact, archivé dans un repli de ma mémoire, comme un livre qu’on ne peut pas jeter, mais qu’on n’ose pas relire. Véronique aussi s’en souvenait. Mais ni elle ni moi ne savions quoi en faire.
Était-ce un signe ? Une hallucination partagée ? Une manifestation du deuil ? Ou… davantage ? La vie, elle, a continué son cours. Les années ont filé comme de l’eau entre les doigts. Je n’étais pas malheureux, malgré quelques épreuves. Mais je portais quelque chose sans le savoir. Un poids sans nom. Pendant ces 17 années, je me suis éloigné de l’événement, sans jamais pouvoir l’oublier. Il était là, comme une porte invisible dans le mur du quotidien. Fermée, mais existante.
Je n’étais pas prêt.
Pas encore.
J’avais besoin de vivre, de me tromper, d’aimer, de m’abîmer et de me réparer, de voyager, de construire et déconstruire avant que l’appel du mystère ne refasse surface. Puis sans prévenir, l’expérience est revenue.
Puissante. Vive. Incontournable. Pas comme un souvenir. Non. Comme une nécessité.
Quelque chose en moi s’est mis à vibrer de nouveau, dans les premiers mois de cette année 2025. J’ai eu 53 ans en janvier, le réveil a sonné au printemps et je sors de ce long coma en juin. Le moment n’était pas choisi par moi. Il s’est imposé. J’ai compris alors confusément, mais avec certitude, que l’expérience de 2008 n’était pas un accident. C’était une semence. Un point de départ. Un appel différé.
Et cet appel, 17 ans plus tard, venait réclamer sa réponse…
LE TEMPS DE LA RESONANCE INTERIEURE
Une voix lointaine Juin-Juillet 2025
Il y a des silences qui ne sont pas des absences, mais des veilles. Dix sept ans durant, quelque chose a patienté en moi. Un souvenir, une force, une mémoire scellée. Et soudain, sans préavis, elle est revenue. L’expérience de 2008 s’est imposée à ma conscience comme on ouvre une porte longtemps verrouillée.
Elle n’était plus un mystère enfoui dans le passé, elle devenait une urgence vitale. Un appel impérieux, que je ne pouvais plus ignorer. Je ne savais pas pourquoi maintenant. Mais chaque fibre de mon être me disait que le moment était venu.
C’est sur les conseils de Céline L., hypnothérapeute, que j’ai débuté fin juin 2025 la pratique de la méditation, en préparation à une séance d’hypnose régressive transpersonnelle fin août 2025. Je n’en attendais rien de précis. Pour être honnête vraiment pas grand chose. Mais les effets furent immédiats et fulgurants. Dès les premières séances, une paix profonde s’est installée en moi. Une sérénité nouvelle, que tous autour de moi ont remarquée —dans mon cercle personnel, professionnel etc… Comme si un vent intérieur avait tout apaisé. D’innombrables situations qui auparavant m’auraient irrité ou déclenché ma colère me laissent désormais de marbre. A une seule exception cependant, lorsque mon esprit se fixe sur le Grand Questionnement qui m’anime. Mon esprit devient alors tourmenté.
Puis vinrent les signes… Le lendemain de ma toute première méditation, moi qui souffrais de troubles visuels depuis des années (fatigue oculaire due au travail sur écran, problème de diplopie en 2022 etc…) j’ai vu net immédiatement. Simplement. Clairement. Comme si la réalité elle-même s’était recentrée. J’avoue ne pas en revenir moi-même. Quelque chose me dit que les jours et les mois qui viennent me réserveront un grand lot de surprises…
Rapidement des vagues d’énergie (Spasmes? Réactions spontanées de mon corps? Réceptivité de ma part plus grande à ces réactions spontanées? Energie mystérieuse ?), ont commencé à parcourir mes mains durant mes séances de méditation. J’ai l’impression que mes mains glissent sur des rouleaux. Les vagues sont parfois si intenses que je les ressens également entre mes doigts, partout autour des mains… Une énergie puissante et palpable. Un autre phénomène s’est accentué au fil de mes séances. J’ai désormais systématiquement des fourmillements, si intenses parfois que je ne sens plus ni mes mains, ni mes bras. Je sens mon corps allongé comme collé au lit qui « disparaît ».
LE TEMPS DES INTERROGATIONS
Confusion mentale 26 juillet 2025
Ce que je vis actuellement semble mêler une grande ouverture de conscience, une intensité émotionnelle intérieure, un besoin de sens profond et en même temps une grande vulnérabilité psychique. Ce mélange peut provoquer de l’émerveillement, de la confusion, parfois des attentes très hautes suivies de déceptions et un tiraillement entre l’intuition et le mental. Je suis en train de chercher quelque chose de vrai, de solide, une réponse qui touche mon être et pas une simple expérience « intéressante ». Et c’est précisément cette sincérité qui peut faire naître le doute.
Comprendre ce qui se cache derrière le voile et réconcilier l’invisible avec l’intelligible, une quête vaine ? J’ai vécu une expérience qui a fissuré la surface de mon réel ordinaire. Je sais désormais, à l’intérieur de moi, qu’il existe un arrière-monde, mais je veux maintenant le relier au monde rationnel, à ce que je peux partager, comprendre et intégrer. Je veux créer un pont entre les deux mondes. Ce chemin est périlleux car je dois douter sans renier, ressentir sans m’égarer et raisonner sans réduire le champ des possibles. Des êtres comme Carl Jung, Victor Hugo ou plus récemment le journaliste Stéphane Allix ont vécu ce tiraillement entre le besoin de cohérence intellectuelle et la puissance inexplicable du vécu spirituel ou paranormal. Ils ont compris une chose essentielle : ce qui est vécu comme vrai au plus profond ne demande pas de preuve, mais une traduction. Est-ce peut-être cela mon chemin : traduire l’invisible pour le rendre partageable, non démontrable mais ressentable. Ce que je veux construire, c’est une vision du monde unifiée, incarnée, subtile, où le mystère et la raison ne s’opposent plus, mais dansent harmonieusement ensemble.
LE TEMPS DES TEMPES DE LUMIERE ET DU RETOUR AU COEUR
Première séance d’hypnothérapie avec Madame Nicole B … 28 juillet 2025
Je sors de ma toute première séance d’hypnothérapie. Ce fut une expérience intense, bouleversante et extraordinairement riche sur le plan émotionnel et sensoriel.
Dès les premiers instants, j’ai été frappé par la bienveillance et la profonde écoute de Madame Nicole B., thérapeute rassurante et empathique. Nous avons longuement échangé sur mon histoire personnelle. Cette conversation a permis d’établir une vraie relation de confiance et de dégager un axe de travail clair pour cette première séance.
L’objectif de la séance est de travailler sur un blocage qui m’empêche d’aller plus loin dans mes états de transe, ce verrou intérieur que j’ai senti notamment lors d’une expérience récente, où j’ai bloqué une communication au moment de l’apparition d’une structure. La peur m’empêche de progresser. Madame Nicole B. a proposé de commencer ici, là où quelque chose se fige encore.
Entrée en transe, la chaleur de la lumière…
La séance s’est poursuivie en position assise. Madame Nicole B. m’a guidé dans une mise en condition douce et précise, m’invitant à bien ancrer mes pieds au sol pour commencer et à accueillir le Soi Profond, la Conscience Supérieure et la « partie la plus sage de moi-même », la Lumière, par ma tête. Un ancrage profond et rassurant du corps avec mes pieds scellés au sol, permettant une ouverture vers d’autres réalités, celles de mon inconscient, en toute sécurité. La transe est arrivée très rapidement en quelques minutes. Très vite, j’ai ressenti une chaleur puissante dans mes pieds, remontant jusqu’aux mollets. Une sensation volcanique et intense. Je suis frappé de stupeur ! Puis des fourmillements sont apparus, je sentais comme des traversants invisibles dans les pieds. Madame Nicole B. s’est alors adressée à la Lumière, à mon inconscient, afin de lui demander de lever les peurs et les barrières qui me freinent, d’engager un dialogue direct avec mon mental, mon Moi conscient, afin de le rassurer. C’est alors que mes mains ont commencé à chauffer à leur tour, fortement, intensément, accompagnées des fameuses vagues d’énergie que j’ai déjà connues. Je continuais de verbaliser à Madame Nicole B. tout ce que je ressentais. Lorsque j’ai mentionné l’état de mes mains en feu, elle a demandé à mon inconscient de guider mes mains vers la solution à mon blocage, de montrer le chemin. À ce moment précis, ma main droite a commencé à se lever toute seule, lentement, comme mue par une force subtile et invisible. Elle est venue se placer lentement au niveau de ma tempe droite, dans un geste extrêmement symbolique. C’était comme si quelque chose, ou quelqu’un voulait m’indiquer un point d’accès, une clef, un endroit précis où réside peut-être une vérité à écouter. Lorsque mes doigts ont atteint ma tempe droite, j’ai ressenti une énergie d’une puissance inédite jaillir de leur extrémité. Une force intense, concentrée, rayonnante, comme si chaque doigt devenait un canal d’émission, un vecteur de lumière.
Je « voyais » mes doigts, même si mes yeux étaient fermés. Ils étaient transparents, presque éthérés. Seule leur extrémité était noire, charbonneuse, comme marquée par une intensité contenue, un foyer brûlant. De chacun d’eux jaillissaient une énergie d’une force incroyable. Je ne parle pas ici d’une simple sensation : je les voyais aussi ! Un fourmillement extrêmement puissant parcourait le bout de mes doigts à mesure qu’ils restaient au contact de ma tempe. L’impression d’un courant dirigé, d’une information transmise ou reçue, peut-être les deux à la fois. Puis, ma main gauche s’est levée toute seule. Comme sa sœur, elle a suivi une trajectoire similaire, lente et fluide. Elle est venue se placer sur ma tempe gauche, et là… l’effet fut encore plus puissant. De véritables jets d’énergie jaillissaient de mes doigts, traversant la tempe comme une lumière passe à travers une lentille.
C’était à la fois beau, profond, extrêmement PUISSANT et déroutant. Une chose m’a frappé : je me suis amusé à faire monter et descendre lentement mes deux mains, du sommet du crâne jusqu’à la mâchoire. Je voulais voir si cette énergie rayonnante suivait mes mouvements. Mais non : plus je m’éloignais des tempes, plus les effets diminuaient. Les tempes étaient l’épicentre de l’énergie, le point de jonction. Particulièrement la tempe gauche. Comme si mes mains captaient une fréquence, un flux, uniquement disponible à cet endroit précis. Comme si, derrière ces tempes, quelque chose m’attendait.
Alors que mes deux mains étaient encore en suspension près de mes tempes, Madame Nicole B. m’a posé une dernière question : “Demandez à votre inconscient : dans quelle direction vos mains doivent-elles terminer leur mouvement ? Quel est leur but, leur finalité ?” Je suis resté quelques instants sans bouger…Et sans réfléchir, avec une évidence calme et profonde, j’ai dirigé mes mains vers mon cœur. Ce fut un geste simple, mais chargé de sens. Comme si toute l’énergie accumulée, tous ces rayons, toutes ces sensations puissante devaient redescendre là, vers mon coeur, vers ce centre que je ressens de plus en plus comme le siège de ma vérité… Et j’ai dit : « Je veux faire le bien »…
J’ai beaucoup pleuré durant ce voyage. Les larmes sont des messagères silencieuses, souvent plus vraies que les mots. Elles nous parlent de relâchement, de libération et de contact avec quelque chose de profondément enfoui, de profondément VRAI.
À la fin de la séance, alors que je reprenais doucement mes esprits, Madame Nicole B. m’a dit : « De toute ma carrière je n’ai jamais rencontré un patient comme vous »… J’ai été très étonné.
Parce que ces mots ne venaient pas flatter mon ego, mais résonnaient avec une vérité intérieure que je pressens depuis peu : quelque chose en moi est en mouvement, rapide et fluide. Elle m’a chaleureusement remercié et m’a dit que c’était un honneur pour elle de m’avoir rencontré…. J’en suis resté coi. Ces mots étaient si inattendus. Non Madame Nicole B., c’est moi qui vous remercie pour votre bienveillance, votre regard et vos questions justes, votre écoute pleine et votre présence rassurante. Je vous exprime ma profonde gratitude pour m’avoir permis de franchir un palier, une étape et ainsi ouvrir un nouveau chapitre.
Dans les jours et semaines qui ont suivi, la puissance de mon magnétisme a été décuplée, les vannes sont maintenant grandes ouvertes….. Je peux désormais « invoquer » cette énergie sur commande, par une simple pensée…
LE TEMPS D’UNE SEANCE D’HYPNOSE TRANSPERSONNELLE
Merci Céline L… 22 Août 2025
Allongé, guidé par la voix douce et rassurante de Céline L., hypnothérapeute transpersonnelle, je me retrouve d’abord dans une scène d’enfance. J’ai environ dix ans, je suis chez mes parents. Le soir tombe, je regarde la télévision sans vraiment y prêter attention : ce qui compte, c’est la présence de mes parents, de ma sœur, et surtout celle du chat contre moi. Une bulle de sérénité m’entoure, faite de stabilité et d’amour simple.
De cet espace familier, Céline L. m’invite à lever les yeux vers le ciel. J’y aperçois un nuage, puis une bulle de lumière blanche qui descend jusqu’à moi. J’y entre, protégé, et je m’élève sur le nuage qui m’emporte au-delà du temps et de l’espace. Bientôt je me trouve devant une porte de bois sombre. Derrière il n’y a que le vide noir. La crainte m’envahit, mais entouré de ma bulle de lumière, je franchis le seuil.
Dans ce néant, je prends conscience de mon corps incandescent : mes mains et mes pieds brûlent d’une chaleur intense. Je cherche, je tâtonne… et soudain, la Terre apparaît. Je la perçois comme un lieu maudit, chargé de souffrance et de conflits, d’antagonismes extérieurs et intérieurs. Les larmes montent. Ce dont elle a besoin est simple et vertigineux : l’amour. Alors mes mains s’embrasent d’énergie, bougeant toutes seules comme pour transmettre cette force. Le vrombissement est si intense que j’ai l’impression de canaliser une immense décharge électrique.
Peu à peu, je comprends que je dois apprendre à maîtriser et calibrer cette énergie. Mes guides m’accompagnent. Un être lumineux, blanc et éthéré, se manifeste. Avec lui, je communique par la pensée. Il me confirme que je suis sur le bon chemin, mais que je dois poursuivre un travail de patience, de persévérance et surtout d’amour de moi-même. Car au fond, le nœud est là : me réconcilier avec moi, avec l’enfant sensible et doux que j’ai été. Cet enfant que j’ai souvent cru faible, mais qui en réalité détient ma véritable force.
Une lumière blanche descend sur moi comme un rideau. Elle me rappelle : « Il ne faut pas que tu oublies qui tu es. » L’enfant en moi retrouve sa maison intérieure. Je comprends que ma sensibilité et ma bienveillance ne sont pas des faiblesses, mais une puissance. C’est un retour à la maison, à mon essence.
Alors se dessine une mission : enseigner, partager, transmettre. Je me vois devant un auditoire, parlant de choses profondes mais toujours avec humour, faisant rire les gens tout en ouvrant leur conscience. Sur mes notes apparaissent des mots comme dualité, vibratoire, réconciliation. Je perçois un réseau, une dimension collective : ce chemin n’est pas seulement pour moi, il est pour d’autres.
Mes mains brûlent à nouveau. Je comprends que le feu est mon allié. Il est guérison, amour, équilibre. Il m’ancre profondément dans la Terre et en même temps m’ouvre aux autres. Ce feu n’est pas destructeur, il est chaleur maternelle. En lui, je ressens la vitalité, la sensibilité aux autres, et l’amour universel.
Puis viennent les quatre éléments : feu, terre, air, eau. La beauté du monde m’apparaît comme une œuvre d’art, des paysages immenses, la Patagonie, le canal de Beagle. Une vibration d’amour et de beauté m’envahit. Fusionner avec ces éléments, c’est être entier, aligné, serein.
Peu à peu, mon corps entier devient incandescent, uni dans cette chaleur bienfaisante. J’intègre la réconciliation du mental, du cœur et de l’invisible. Des douleurs passagères à l’œil me rappellent qu’il me faudra aussi trouver le repos, la paix du sommeil et l’apaisement des pensées.
Enfin, entre mes deux sourcils, une pression nouvelle apparaît, agréable : comme une intégration, une ouverture supplémentaire. Je comprends que tout ce que j’ai reçu aujourd’hui n’est pas un poids, mais un trésor. Des joyaux qui continueront à se manifester par des intuitions, des synchronicités, des rencontres, et qui guideront mon chemin.
Je reviens doucement à moi, apaisé, entier, rempli de chaleur et de gratitude.
